Sunday, 10 September 2017

Le dernier 'billet'




C’est le dernier ‘billet’ d’une série demandée par le Conseil de la Société 2013.

Merci à nos collaborateurs (et nos traducteurs) pour leur générosité.

Nous recommandons à vos prières le réseau mariste des ministères en centre-ville et le travail du prochain Chapitre général qui commence la semaine prochaine.




Sunday, 3 September 2017

Quelques voies des laicques (2)


David et Miriam Kane, San Francisco
 

 

 












Pour nous, laïcs, le temps et les talents que nous pouvons donner pour créer une communauté paroissiale accueillante, peuvent changer des vies. Particulièrement dans les paroisses de centre-ville, en faisant émerger un sentiment de proximité dans un environnement urbain où la vie peut souvent paraître très vide. 


 

Une paroisse de centre-ville peut servir de lieu où l’on se sent chez soi, et donner aux gens un sens d’appartenance. Un accueil chaleureux ne demande pas un gros effort, mais il peut faire toute la différence.


Dans la vie bien remplie d’une ville ce n’est pas facile d’apprécier l’œuvre de l’Esprit Saint sans un temps pour la prière, la réflexion et la méditation. Nous ne devrions pas essayer à  en faire trop tout le temps. Elaguez les branches autant que nécessaire ! Même des réalisations apparemment mineures peuvent être couronnées de succès.

Le simple fait de proposer un contact même limité à l’évangile ou une expérience positive des catholiques peut avoir un impact énorme sur les gens. Parfois, nous avons tendance à penser que nous n’avons rien fait de valable tant que nous n’avons pas persuadé les gens à aller à la messe !

Une dernière suggestion pratique : n’oubliez pas les cinq sens humains faisant partie de toute hospitalité : la température, la lumière, l’acoustique, l’odeur, la nourriture et les boissons.
 
Francesco Pecorarari
Coordinateur pour l’évangélisation, Notre-Dame de France, Londres
 
 
Mes débuts à Notre-Dame de France comme coordinateur pour l’évangélisation datent de quelques mois. La communauté mariste s’efforce d’apporter la Bonne Nouvelle de l’évangile à l’un des quartiers les plus sécularisés de Londres, le West End.
  

En plein centre de la cité, les portes de Notre-Dame de France sont ouvertes tous les jours de la semaine pour accueillir qui cherche un conseil, un soutien, une aide concrète, et offrir un espace de paix,  de calme et de prière.
 
Pour moi, faire partie de la communauté mariste de Londres a signifié joindre une famille, si précieuse dans une ville comme Londres où tant de gens souffrent d’individualisme et de solitude.
 
J’ai réellement beaucoup apprécié l’ «atelier mariste » en mai. Mes horizons se sont élargis dans ce partage de notre vision commune de l’avenir des villes dans lesquelles nous vivons.


 
Jane Ellis, Wellington
 
 
En mai, à Londres, la conférence internationale Alpha sur le leadership a été une source incroyable d’inspiration. Les différents styles de leadership présentés par les conférenciers m’ont donné de façon étonnante plein d’idées et de nourriture spirituelle. Il y avait des petites idées pratiques que je peux mettre en œuvre au travail et à l’église. D’autres se rapportaient à des questions plus profondes avec lesquelles je me débattais, telle que comment vivre mon appel dans ma vie de travail.
 
Certaines fois je me demandais ce que nous, laïcs, pouvons faire de façon réaliste dans le ministère urbain, compte tenu de nos engagements professionnels et familiaux. J’ai fini par réaliser que notre voix est importante. Chacun de nous n’a peut-être le temps que de faire  quelques petites choses, mais ensemble nous pouvons faire beaucoup.
 



Je me demandais ce que notre paroisse à Wellington pouvait faire pour se renouveler après sa dispersion, le temps que notre église soit renforcée après le tremblement de terre. Nous sommes en train de préparer un synode diocésain et nous allons réfléchir à des sujets tels que les réfugiés et les migrants, l’aide à ceux qui sont aux périphéries de la société, la façon de structurer et de diriger nos paroisses et nos communautés de foi.

 
La voix des laïcs, je pense, sera à l’avenir réellement importante dans l’Eglise néo-zélandaise. Il y aura beaucoup moins de prêtres. Quel sera leur rôle ? Quel sera notre rôle de laïcs ? Le défi est complexe. Je pense que les laïcs, salariés ou volontaires,  auront un rôle croissant dans la gouvernance des paroisses. J’ignore l’impact que cela a déjà eu sur la communauté mariste, mais c’est définitivement ce qui se passe dans nos diocèses.

 
Pour moi, laïque, j’ai eu le plaisir de faire partie d’une communauté mariste pendant une courte période. Je n’avais jamais réfléchi consciemment à ce qui constitue le charisme mariste ; j’ai pu le faire. Les Maristes ont été parmi les premiers à apporter la foi catholique en Nouvelle-Zélande. Ici et à travers le monde, ils accompagnent les gens et les aident. Cela montre l’amour du Christ dans la vie de tous les jours. Quel défi ! Cela donne à réfléchir !
 
 


 

 

Saturday, 26 August 2017

Quelques voies des laiques




John Allardyce sm
“Je dois passer à quelque chose de grande valeur avant de prendre ma retraite.”

John  parle de la vision du P. Colin sur les laïcs dans l’œuvre de Marie. Ils ont leur propre rôle, assez différent de celui des religieux maristes et du clergé. Nous devons nous rappeler que Marie elle-même était laïque. Alors que certains sont appelés à s’identifier comme laïcs maristes (le traditionnel Tiers-Ordre de Marie en est un exemple), la plupart de nos collaborateurs laïcs ne le sont pas.  Alphonse Cozon sm, le jeune secrétaire du P. Colin, n’a cessé de revenir à la vision du Fondateur, d’un engagement laïc centrifuge, « perdu dans l’Eglise, sans aucun intérêt personnel ». Il l’a fait jusqu’à la fin de sa vie, mais il n’a rencontré la plus grande part du temps qu’incompréhension de la part de ses confrères maristes. Il n’a  commencé à être entendu qu’à la fin du 20ème siècle, grâce à Jean Coste. Si nous pouvons faire nôtre cette vision, insiste John, ce sera une source de « nouveau dynamisme et d’ énergie nouvelle. »
 
Alexandra Yannicopoulos-Boulet

Alexandra est une Mariste laïque française qui a fait son engagement permanent en Nouvelle-Zélande il y a deux ans.

 
Quelques questions que je me pose


« J’ai beaucoup réfléchi sur mon expérience à Londres en mai. Voici quelques-unes des questions qui me viennent à l’esprit.

A la Conférence, plusieurs intervenants (Simon Sinek, Ken Costa) ont insisté sur l’importance de pouvoir dire pourquoi nous faisons ce que nous sommes en train de faire, et pas seulement comment nous le faisons. N’est-il pas urgent que, pour nous-mêmes et pour les autres, nous, Maristes, nous nous exprimions plus clairement sur notre pourquoi ? D’une certaine manière, cela nous permettrait de nous centrer sur l’initiative de Marie elle-même.

 

Alpha était assez charismatique. Parfois, les charismatiques sont les seuls à parler de leur expérience de l’Esprit Saint. Nous faisons, nous aussi, une réelle expérience de l’Esprit Saint, mais peut-être n’en parlons pas assez ?

 
Les groupes catholiques “conservateurs” insistent sur les trésors de la tradition spirituelle et liturgique. Ces trésors sont l’héritage de tous les catholiques. Qu’en est-il du vieux concept de dévotions personnelles, d’exercices spirituels quotidiens ? De quelles autres manières les gens peuvent-ils « goûter Dieu » dans leur existence de chaque jour?

La plupart des groupes avec lesquels nous travaillons n’ont pas les compétences professionnelles ni les ressources du Holy Trinity Brompton et du programme Alpha mises en oeuvre durant notre Conférence.  Il est vrai que des moyens simples, voire pauvres, n’ont jamais été un obstacle à la diffusion de l’évangile, mais nous pouvons peut-être apprendre quelque chose d’Alpha. Ne nous installons-nous pas parfois dans la médiocrité ?  Ce n’est pas la même chose que la simplicité !

 

Actuellement, il y a peu de vocations religieuses et sacerdotales dans la Famille mariste. Nous espérons que des personnes seront attirées par l’esprit vécu dans notre famille. Mais la spiritualité n’est pas le tout de la vie religieuse. Il faut aussi des projets communs clairement identifiables. Quand la Société de Marie a commencé, elle a été identifiée avec les Missions lointaines d’Océanie et avec l’éducation. L’évangélisation des centre-ville ne pourrait-elle pas faire partie du profil de la Société de demain ? »


 

Regards sur l’avenir, à Passau

par Wolfgang Plail

Nous espérons démarrer notre propre cours Alpha à Passau, sans doute au Centre Mariste. Si tout va bien, tout sera prêt d’ici la fin septembre.


Thilo Salft sm, moi-même et un autre laïc, nous avons fait un travail de recherche en visitant un certain nombre de  projets prometteurs dans l’archidiocèse de Vienne, en Autriche.

Nous verrons bien comment marche le cours, et nous étudierons alors d’autres projets possibles d’évangélisation…

Friday, 18 August 2017

Martin McAnaney, le provincial d'Europe: Réflexions sur le ministère en centre-ville






De Paul VI à François, les papes n’ont cessé de nous presser à prendre à bras le corps la nouvelle évangélisation. J’ai toujours été étonné du fait que nous, Maristes, trouvions si difficile d’adopter cette expression. Je ne sais pas pourquoi, mais notre réticence est claire.

 



Depuis sa création en 2008, la Province d’Europe a senti que nous avions quelque chose de valable à offrir à ceux qui cherchent un sens à la vie dans la culture européenne contemporaine. Nous n’avons pas utilisé le terme de nouvelle évangélisation, mais c’est de cela qu’il s’agit. En différentes parties de la Province, des Maristes sont engagés dans ce ministère, et de façons très créatives. Quand nous avons examiné ces initiatives, il est apparu clairement que dans chaque cas l’approche était enracinée dans la spiritualité mariste, et façonnée par le contexte local. Dans les milieux urbains, certaines réponses ont été très élaborées, dans d’autres très simples. Chaque fois les Maristes se sont adaptés au contexte citadin ;  ils ont célébré leur identité religieuse et accueilli les personnes curieuses ou intéressées sans presque rien leur demander. Ils construisaient cette Eglise ouverte et accueillante à laquelle travaillaient  les premiers Maristes.

 

En avril 2015, la Province a réuni dix Maristes engagés dans ce ministère, à Deventer (Pays-Bas), Dublin (Irlande), Notre-Dame de France (Londres), Toulon (France) et Passau (Allemagne). La créativité de leurs initiatives était source d’inspiration. Bien que je ne me souvienne pas d’avoir entendu l’expression, ce que les confrères font, c’est de l’évangélisation, et c’est quelque chose de nouveau.

 


Je me suis réjoui de l’occasion qui nous a été donnée de participer en mai 2017 à Londres à la conférence Alpha sur le leadership. Elle a offert à des Maristes et à nos partenaires le temps de réfléchir sur ce qu’ils font, particulièrement sur ce qui distingue notre contribution en tant que Maristes.

 

Les graines semées à cette rencontre seront récoltées plus tard, mais aujourd’hui déjà nous pouvons célébrer notre vocation mariste et notre façon présente de « faire des disciples » à la manière de Marie.


 


Lors du ‘séminaire mariste’, la rencontre avec des personnes venues du monde entier a confirmé ma conviction que nous avons une vocation à évangéliser d’une manière nouvelle et distinctive nos frères et soeurs des villes et cités du 21è siècle. Prions pour que nous soyons fidèles à cet appel.

.

 

 

 

Sunday, 13 August 2017

Bob Barber sm, Provincial d’Australie :Pourquoi la paroisse St Patrick’s est si spéciale




 

 

 

A notre Chapitre provincial de 2012, nous, les Maristes australiens, avons décidé de faire un effort concerté pour garder la paroisse St Patrick, un ministère très spécial pour nous dans les Rocks, à Sydney. Nous nous battrons pour y envoyer du personnel, mais nous croyons que St Patrick’s devrait continuer comme une œuvre de la Société de Marie  tout entière comme c’était  le cas avant la création de la Province d’Australie.

 

 

St Patrick's : un lieu d’une grande signification historique pour l’Eglise catholique en Australie

 

L’Eglise catholique en Australie est née dans la région des Rocks, à Sydney, où les premiers colons européens en Australie se sont établis en 1778. En 1818, un prêtre irlandais, le Rev Jeremiah O’Flynn, déporté en Australie comme immigrant illégal, a passé six mois dans la colonie. En partant, il a laissé le Saint Sacrement dans la maison de William Davis, au coin des rues Harrington et Grosvenor, aux Rocks. Ces espèces consacrées sont devenues le centre de la prière et de la vénération quotidiennes des catholiques de Sydney.

 


Une paroisse a été établie plus tard. Avant de mourir en 1868, le premier curé de St Patrick demanda que la paroisse fût confiée aux soins des Pères maristes, qui étaient présents à Sydney de façon discrète depuis 1845, et qui tenaient une Procure pour les Missions maristes d’Océanie. Le P. Victor Poupinel, assistant général, obtint de l’Administration générale de la Société en France, la permission de faire prendre en charge la paroisse par les Maristes.

 
Le P. Victor Poupinel

St Patrick’s : un lieu de mission pour la Société tout entière

 

Quand le P. Joseph Monnier sm, premier curé mariste de St Patrick, mourut en 1874, sa chambre fut vidée par de pieux dévots en quête de reliques et de souvenirs !  Après lui, la paroisse fut desservie par les PP. Heuze, Le Rennetel, Ginisty et Piquet.  A plusieurs reprises, le P. Piquet, resté à demeure pendant 56 ans, eut des problèmes avec les autorités maristes et diocésaines à cause de son approche pastorale miséricordieuse ; beaucoup de catholiques de Sydney le considéraient comme un saint vivant. Certaines personnes très âgées parlent  encore des queues qui allaient de la rue en face de l’église jusqu’à son confessionnal.

 

La seconde période de l’histoire mariste de St Patrick commence quand la responsabilité de la paroisse est confiée à la Province de Nouvelle-Zélande, dont l’Australie faisait partie. Le premier curé néo-zélandais fut le P.  Dan Hurley sm, qui fit partie du personnel de St Patrick pendant 34 ans. Le modèle qu’il introduisit continue d’être suivi 80 ans plus tard, avec de longs temps d’adoration du Saint Sacrement, des messes tout au long de la journée, et de longues heures de confessions tout au long de l’année. En 1938, la Province d’Australie fut érigée, et des confrères australiens locaux remplacèrent leurs confrères kiwis.

 

St Patrick's aujourd’hui

 

Quelques “slogans”  disent pourquoi ce ministère est si important de nos jours.

 

"Oasis dans la ville". En semaine beaucoup de gens s’arrêtent à St Patrick pour une visite alors qu’ils sont en ville pour leur travail. Aux heures creuses, quand il ne se passe rien de spécial, on trouve souvent de 10 à 20 personnes à prier tranquillement, souvent devant le Saint Sacrement exposé. Le vacarme et la cacophonie de la ville, de l’autre côté de la porte d’entrée, sont à un million de km de là. St Patrick est un endroit de grande sérénité.

 


 "La deuxième paroisse de chacun". Pour toutes sortes de raisons, un bon nombre de personnes de tout Sydney viennent régulièrement à la messe à St Patrick le dimanche, à telle ou telle heure. Beaucoup d’autres le font quand quelque chose les a empêchées d’aller dans leurs propres paroisses. « Nous trouverons une messe à St Patrick » : l’expression est fréquente chez les catholiques.

 


"Un endroit pour se confesser". Je pense que c’est probablement la clé de la popularité de St Patrick, et de son importance à Sydney : traditionnellement, c’est un lieu de confession. A la suite de confesseurs renommés tels le P. Piquet et le vétéran Père néerlandais Van Houte, la miséricorde vécue par les pénitents à St Patrick dans le sacrement de réconciliation est devenue légendaire.

 

Chaque dimanche, 12 heures d’affilée, un prêtre est disponible pour les confessions. En semaine, un prêtre est au confessionnal 28 h en tout, voire plus si nécessaire. En moyenne, 800 confessions sont entendues chaque semaine. Je suppose que dans le monde aucune autre église de centre-ville ne totalise plus de 40.000 confessions dans l’année…

 


Ce sont simplement quelques-unes des raisons pour lesquelles St Patrick est une oeuvre aussi importante  pour la Société, et qu’elle a tant de valeur pour l’Eglise catholique à Sydney.

 

 

 

 

 

Saturday, 5 August 2017

Paul Frechette sm, Provincial des Etats-Unis : Un défi vivifiant




 
 

Faire partie du réseau des églises de centre-cille – notre propre paroisse de Notre-Dame des Victoires  (NDV) à San Francisco, est liée avec ce qui se fait à Sydney, Wellington et Londres - est un défi qui est source de vie.

 



En tant que Provincial des USA, je suis stimulé par la disponibilité et la générosité de Maristes qui s’engagent dans différentes tâches pastorales à la paroisse NDV, ou qui les quittent. Le passage de l’une à l’autre demande du courage. Je vois cette vertu dans les personnes des PP. Etienne Siffert (un jeune de 86 ans), René Iturbe, Juan Gonzalez et Roland Lajoie.

 

Après 40 années au service de la communauté française, Etienne s’est installé dans la communauté voisine de Pine St pour laisser la place à une nouvelle équipe. Il continue d’accompagner les paroissiens français avec la messe en français  le dimanche, et dans des clubs français.

 


René Iturbe s’est retiré comme curé après avoir consolidé  les programmes de l’école pendant 13 ans et participé aux liturgies paroissiales. Exemple de programme missionnaire qu’il a mis en place : la formation de six jeunes à la visite d’une maison voisine de personnes âgées convalescentes. René va prendre une année sabbatique. Il reviendra en 2018 à San Francisco et il fera un ministère en milieu carcéral sous la tutelle de l’archidiocèse. Il travaillera particulièrement avec des mineurs impliqués dans des gangs en ville. Objectif de ce programme : donner un certain espoir chrétien à ces jeunes dont certains ont pris part à des crimes violents (et à leurs familles)

 

Juan Gonzalez vient de NDV. Auparavant il a servi dans deux paroisses ethniques  différentes, mexicaine à Détroit, USA, et caraïbo-américaine à Brooklyn, NY (pendant 8 ans). Il a été un des leaders pastoraux-clé qui ont permis la fusion d’une paroisse voisine tenue par les Jésuites avec la paroisse mariste de St François d’Assise.

 


Roland Lajoie  apporte une longue expérience de travail pastoral, plus récemment en Floride, mais aussi, à une époque, comme missionnaire à Dakar, Sénégal (Afrique). Parlant couramment le français, il continuera à aller vers les personnes âgées, en plus des messes en français chaque semaine, etc.

 Paul Hachey est un membre de l’équipe St Pat’s à Sydney, détaché par la Province américaine. Récemment, à notre retraite annuelle provinciale, il nous a parlé de certains ministères uniques exercés là-bas. Passer d’un continent à un autre pour faire du ministère n’est pas facile. J’admire sa capacité d’adaptation.

 

 

 
 
Enfin, et non la moindre des choses, j’ai entendu parler de la contribution de David et Miriam Kane, de San Francisco, à la conférence sur les églises de centre-ville, à Londres, en mai dernier.

 

 
 
 
Pour moi, en tant que Provincial, c’est une joie de désigner ces confrères et leurs collaborateurs laïcs, généreux et disponibles pour l’œuvre de Marie.

 

 

 

 

Sunday, 30 July 2017

David Kennerley : Lettre d’un Provincial de l’« île-nation d’en bas »





 

La NZ, une métaphore pour la foi dans le monde occidental

Comme pays et comme Eglise, la Nouvelle-Zélande est isolée et petite, comme si c’était une île-nation d’en bas du monde. Dans une certaine mesure, comme les catholiques aujourd’hui, nous sommes tous ‘des îles en bas du monde’ ; du moins, c’est la manière dont la société occidentale semble parfois nous regarder, nous et notre foi. Se mettre en réseau avec d’autres est une manière fabuleuse de dépasser cette solitude et cette petitesse, littérale ou figurative.

 

Prenez la Conférence Alpha sur le leadersphip, cette année à Londres. Elle n’avait pas été repérée du tout sur nos radars, en Nouvelle-Zélande. Nous en avons entendu parler seulement par notre réseau mariste d’églises en centre-ville.

Les bénéfices d’avoir partagé à Londres …
 

Aussi attractive que fût sa composante Alpha, le fait d’avoir eu dans la foulé un ‘séminaire’ spécifiquement mariste sur la mission en centre-ville, a renforcé les chances d’approfondissement et d’applications des idées glanées et fouillées davantage au cours d’échanges ouverts et honnêtes avec d’autres co-partenaires.

et ici,  de retour
 

Personnellement, ce que j’espère maintenant, c’est que le réseau ne s’arrête pas là. Que notre petite équipe de deux personnes, Jane Ellis et le P. Kevin Conroy sm, qui ont participé à cette Conférence et à ce séminaire, puisse partager avec nous, ici à Wellington, certaines de ces histoires et idées, dans un dialogue chaleureux et fraternel. 
 

Un effet de vague, peut-être ?

Peut-être pourront-ils les partager aussi avec nos neuf autres équipes paroissiales missionnaires, petites et isolées. De cette manière, un réseau d’églises en centre ville pourrait avoir  un effet de vague très positif allant bien au-delà des quelques personnes directement impliquées. En fin de compte, ne serait-ce pas merveilleux si un réseau local devenait lui-même un forum régulier de partage, de planification et d’évaluation entre pairs, qui promouvrait en retour créativité, énergie et orientation dans le travail de chacun, et dans notre mission partagée comme Maristes en Nouvelle-Zélande, en dépit de la baisse de nos effectifs.
 

 
Cela pourrait-il être vrai aussi, par analogie, pour d’autres « îles d’en bas du monde », dans d’autres endroits du globe ?